On peut faire un ollie sur beaucoup de longboards, mais la figure est bien plus facile sur une planche dotée d’un vrai kicktail. Le mouvement de base est le même qu’en skateboard — sauter, claquer le tail, guider l’avant de la planche vers le haut, la remettre à plat et atterrir — mais la longueur, l’empattement et le poids d’un longboard modifient le timing.
Niveau : intermédiaire. Vous devez être à l’aise pour rouler, pousser, tourner, faire des kick turns et atterrir de petits sauts avant de tenter un ollie. Si votre planche n’a pas de tail utilisable, considérez l’ollie comme une expérience avancée plutôt que comme une compétence indispensable.
Votre longboard est-il adapté aux ollies ?
Un kicktail bien marqué est l’élément le plus important. Le tail doit toucher le sol quand vous appuyez dessus, ce qui crée le point de pivot qui soulève l’avant de la planche. Un empattement plus court et un plateau d’un poids raisonnable facilitent généralement le mouvement, tandis qu’un dancer très long, un pintail ou un drop-through bas exige plus de timing et d’effort.
| Type de planche | Aptitude à l’ollie | À quoi s’attendre |
|---|---|---|
| Cruiser compact avec kicktail | Bonne | Pop familier et longueur maniable, même si les grosses roues tendres ajoutent du poids |
| Longboard de freestyle avec deux kicks | Bonne | Conçu pour les figures dans les deux sens |
| Dancer avec kicks utilisables | Possible | Plus de planche à soulever et un timing plus lent qu’avec une planche compacte |
| Pintail | Difficile | La queue pointue offre souvent peu de pop et peu de place pour le pied arrière |
| Drop-through ou double drop sans kicks | Faible | Aucun tail efficace à claquer ; descendez de la planche ou adoptez une autre stratégie face aux obstacles |
| Planche de downhill | Déconseillée | Généralement optimisée pour la rigidité et le contrôle, pas pour la mécanique de l’ollie |
Si apprendre l’ollie est un objectif important, un skateboard classique ou un longboard orienté freestyle sera un outil plus pratique que de forcer le mouvement sur une planche de déplacement basse. Le guide des figures en longboard explique quelles figures conviennent à chaque type de planche.
Équipement et zone d’entraînement
- Une planche avec un kicktail intact, des trucks bien fixés et aucune partie du plateau fissurée.
- Un casque de skate bien ajusté et des chaussures fermées à semelle plate.
- Des protections de genoux et de coudes adaptées à votre niveau et à votre lieu d’entraînement.
- Une surface plane, sèche, sans circulation, avec assez de place pour descendre de la planche en sécurité.
Vérifiez la zone : gravillons, fissures, débris. La Consumer Product Safety Commission américaine recommande de porter des protections, d’inspecter son matériel et de s’entraîner loin des véhicules ; consultez ses conseils de sécurité pour le skateboard.
Comment faire un ollie en longboard
1. Placez vos pieds
Placez la plante du pied arrière sur le kicktail pour pouvoir le claquer sans vous tenir sur le bord de la planche. Mettez le pied avant vers le milieu de la zone de pose, légèrement en travers. Partir plus près du centre laisse au pied avant de la place pour glisser, mais le placement exact dépend de la longueur de la planche et de votre stance.
2. Fléchissez sans vous pencher en avant
Pliez les genoux et descendez les hanches en restant en équilibre au-dessus de la planche. Évitez de laisser tomber la poitrine sur le genou avant ou de reculer tellement vers le tail que la planche risque de partir. Le saut part des jambes, pas d’un coup de pied le plus fort possible sur le tail.
3. Sautez, puis claquez le tail
Commencez à monter avec le corps. Au moment où votre poids quitte la planche, claquez le tail vers le sol avec la cheville arrière. Le pied arrière doit remonter après le claquement ; s’il reste bas, il empêche le tail et le truck arrière de suivre le reste de la planche en l’air.
4. Guidez le nose avec le pied avant
Pendant que le nose monte, faites glisser le pied avant vers le haut et vers l’avant sur le grip. Sur un longboard, ce geste peut sembler plus lent et plus appuyé que sur un skate de street. Le pied avant guide la planche ; il ne doit pas s’en détacher complètement.
5. Remontez le genou arrière et mettez la planche à plat
Ramenez le genou arrière vers le haut pendant que le pied avant avance vers le nose. Laissez l’avant de la planche avancer légèrement pour que l’arrière puisse monter. C’est dans cette phase de mise à plat que beaucoup de tentatives en longboard échouent : le rider lève bien le nose mais laisse le pied arrière et le tail en bas.
6. Restez au-dessus de la planche
Gardez les épaules alignées avec la planche et votre poids centré entre les trucks. Regarder globalement vers l’avant plutôt que de vous tourner vers vos pieds évite que la planche pivote hors de la trajectoire.
7. Atterrissez genoux fléchis
Laissez la planche revenir au sol sous vous. Cherchez à atterrir avec les deux pieds sur des zones stables du plateau et amortissez l’impact avec les genoux. Ne forcez pas la planche à redescendre trop tôt : poser les pieds avant qu’elle soit à plat peut provoquer une réception sur le tail.
Décomposez l’ollie en petits exercices
- Exercice de saut : planche à l’arrêt, faites un petit saut vertical et retombez dans la même position sans chercher à faire pop.
- Exercice de réaction du tail : descendez de la planche et appuyez sur le tail avec un pied pour sentir à quelle vitesse le nose monte. Gardez le visage et le corps à l’écart de la planche quand elle redescend.
- Petit pop : combinez un saut modéré et un claquement du tail. Le premier objectif est que les quatre roues quittent brièvement le sol, pas la hauteur maximale.
- Exercice de mise à plat : concentrez-vous sur la remontée du genou arrière et le guidage du nose vers l’avant plutôt que sur un claquement plus fort.
- Ollie en roulant lentement : une fois les réceptions à l’arrêt maîtrisées, ajoutez un roulage à vitesse de marche sur un espace dégagé. Un ollie utile doit finir par fonctionner en mouvement.
Une démonstration vidéo peut clarifier le timing propre au longboard. Le tutoriel d’ollie en longboard de Brandon DesJarlais montre comment une planche plus longue modifie l’enchaînement pop et mise à plat. Utilisez les vidéos comme référence de mouvement, pas comme une raison de vous passer de protections ou d’une progression par étapes.
Problèmes fréquents et solutions
| Problème | Ce qui se passe | Ce qu’il faut changer |
|---|---|---|
| Le nose monte mais les roues arrière restent au sol | Le pied arrière reste bas ou la planche n’est pas remise à plat | Remontez le genou arrière juste après le claquement et guidez le nose vers l’avant |
| La planche part devant | Votre corps reste en arrière pendant que la planche avance | Sautez avec le centre de gravité au-dessus de la planche et poussez moins fort avec le pied avant |
| La planche tourne de côté | Vos épaules s’ouvrent ou le pied avant glisse en diagonale | Gardez les épaules alignées et guidez le pied le long de l’axe central de la planche |
| Le tail tape mais rien ne décolle | Vous frappez le tail avant que votre corps commence à monter | Lancez d’abord le saut, puis claquez quand votre poids quitte la planche |
| Vous atterrissez sur le tail | Le pied arrière redescend trop tôt ou la planche ne se met jamais à plat | Remontez les deux genoux et attendez la planche avant de vous étendre pour la réception |
| Le mouvement semble beaucoup trop lent | La planche est longue, lourde ou a un kicktail peu efficace | Fixez-vous des objectifs plus modestes ou passez à une planche plus adaptée aux figures |
Quand l’ollie n’est pas la bonne solution
Un ollie peut aider un rider expérimenté à franchir un petit obstacle, mais il ne doit pas être la seule option face à des fissures, trottoirs ou débris imprévisibles. Ralentir, descendre de la planche ou choisir un itinéraire dégagé est plus sûr que de tenter une figure au timing incertain. Sur une grande planche de déplacement, apprendre à descendre et à contrôler la planche peut être plus utile que d’apprendre à la faire sauter.
Questions fréquentes
Peut-on faire un ollie sur un longboard sans kicktail ?
Certains riders très expérimentés arrivent à improviser sur des planches au tail minimal, mais un vrai ollie est beaucoup plus difficile sans une surface capable de taper le sol et de soulever le nose. Pour apprendre, utilisez une planche avec un kicktail fonctionnel.
Un ollie en longboard est-il plus difficile qu’en skateboard ?
En général, oui. Les longboards sont souvent plus longs et plus lourds, et beaucoup ont des kicktails moins prononcés. Le mouvement est reconnaissable, mais le timing est plus lent et le rider doit déplacer plus de planche. Un cruiser compact ou un longboard de freestyle réduit ce désavantage.
Faut-il apprendre à l’arrêt ou en roulant ?
Utilisez les exercices à l’arrêt pour comprendre l’enchaînement, puis passez à un roulage très lent dès que vous pouvez atterrir en sécurité. S’entraîner uniquement à l’arrêt peut créer des positions du corps qui ne se transposent pas bien en roulant.
Misez sur le timing, pas sur la force
Un ollie réussi en longboard découle d’un enchaînement ordonné : monter, claquer, guider, soulever, mettre à plat et atterrir. Si la planche s’y prête, entraînez-vous à de petits pops contrôlés avant de chercher la hauteur. Si elle n’a pas de kicktail utilisable, choisissez une façon plus sûre de contourner les obstacles ou apprenez la figure sur une planche conçue pour cela.



